D'après Tolstoï, l'art sert à exprimer des sentiments. Certes, les émotions dans une œuvre sont importantes, mais il faut également prendre en considération les valeurs sociales associées à certains travaux, ainsi qu'aux souvenirs auxquels ils se rapportent. Il est à noter que certains artistes ne font pas seulement des œuvres pour faire comprendre des événements ou des causes, mais ils peuvent également comprendre des éléments parfois « emprunté » à un autre artiste. Coutumièrement, ils le font pour eux-mêmes, pour se sentir mieux. Donc, en plus de faire ressortir les émotions, l'ouvrage de l'artiste sert à faire penser ses spectateurs. Bob Dylan a dit un jour : « Ces chansons n'ont pas pour but de faire réfléchir, elles n'ont été composées que parce que moi et moi seule avais envie et besoin de les écrire. » . Lors de ce texte sur ma vision sur l'art poétique, je ferai part de mes différentes perceptions à propos de l'art. Les artistes dont je prendrais les différentes pensées trouveront à devenir inspirants. Bob Dylan, appuiera une partie de ma vision sur les causes protestataires. Gaston Miron fera également quelques apparitions pour supporter ce que j'avance. Il faut aussi prendre en considération les autres artistes dont j'ai pris connaissance pendant le cours de Langage des arts et des lettres.
Quoi qu'il en soit, ils ne sont pas humains
Ce premier exposé comportera ma vision première sur l'art poétique. Dans le mouvement artistique du 19e siècle, Victor Hugo écrivit au début du roman Les Misérables: « Tant que dans certaines régions, l'asphyxie sociale sera possible : [...], des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles. ». Principalement, les Misérables racontent les problèmes entre la bourgeoisie et la royauté, ainsi que les émeutes de juin 1832. Victor Hugo était un grand défenseur du peuple, et il disait que s'il existait des misérables, des gens sans le sou, c'était à cause d'un système répressif et sans pitié. Dans un même ordre d'idées, Bob Dylan est en fait le Victor Hugo des noirs, en le sens où il a toujours beaucoup aimé ce peuple. Dylan a inlassablement défendu les droits des noirs, étant donné que c'est aussi grâce à eux qu'il est devenu « célèbre ». En plus de s'être inspiré de différents chanteurs rock'n roll, Dylan créa sont propre style folk. Ses chansons qui eurent le plus de succès furent des airs, comme Blowin'in the wind (Annexe1), à caractère factieux. En fait, cette chanson tente surtout de s'appliquer « à tous les combats pour la liberté, à n'importe quelle époque. » Cette chanson, bien qu'elle tente de rassembler une idée de liberté, elle tente de répliquer à des questions qui n'ont pas de réponses, car « il n'y a pas de réponses immédiates ou absolues » . En fait, les gens de l'époque l'ont interprété comme une chanson à caractère propagateur sur les droits civique. Miron, qui d'après moi, a exprimé un peu ce que devaient ressentir les noirs lors des différentes protestations contre eux, l'a fait dans son poème Self-défense (Annexe 2).Ce poème m'a marquée en le sens où, une espèce d'enragement envers la population. Poème très concis pour tout ce qu'il exprime.
Blowin'in the wind, Oxford town (Annexe 3) ainsi, qu'A hard rain's A-gonna fall (Annexe 4) furent considérées comme les deux chefs-d'œuvre de Bob Dylan. C'est à ces deux pièces que je dois mon idée sur le point de la critique sociale. La guitare représente en réalité Bob Dylan lui-même. Les différentes images, que j'interprèterais plus tard, constituent en une réalité ce que je songe à propos de que les artistes dont je m'inspire essaient de me proposer. Je suis en fait un « filtre à pensées » qui ne laisse passer que ce qui doit être pertinent pour mon œuvre.
Avec le temps...
Pour la suite des choses, les souvenirs contiennent souvent des événements enfouis, dont la seule apparition d'une œuvre perçue par les sens peut manifester de vives émotions chez un spectateur :
« Je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j'avais laissé s'amollir un morceau de madeleine. Mais à l'instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d'extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m'avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m'avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu'opère l'amour, en me remplissant d'une essence précieuse : ou plutôt cette essence n'était pas en moi, elle était moi. J'avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. »
Proust saisit comment exprimer un souvenir lorsqu'il parla des madeleines dans le premier volume de À la recherche du temps perdu, le livre Du côté de chez Swann. Ce que je trouve important dans une œuvre comprend également l'histoire, ce pour quoi elle a été écrite. En fait, les remémorations sont des images mentales cachées, voire oubliées. Une odeur par exemple pourrait faire ressortir une image associée à l'odeur.
Les cohérences
Dylan à déjà dit : « Un artiste doit prendre garde à ne jamais croire qu'il est arrivé quelque part. » Cette phrase m'a en fait pensé à celle de Gaston Miron où il a écrit : « L'horizon devant lui recule en avalanches de promesses » . Ces deux citations, de deux hommes de différentes nationalités, ont voulu exprimer la même chose. Je trouve cela d'une cohérence inouïe et peu improbable, mais l'ont obtient voit tout de même cette idée où l'ont croit toujours avoir atteint le but dont nous nous sommes fixés, alors qu'il n'est en fait qu'éphémère. Une autre cohésion qui me frappa représente celui entre les titres d'un poème de Verlaine, et l'un de ceux de Miron. Tous deux portent le titre d'art poétique (Annexe5-6). Dans l'art, rare est le simple aléa entre deux créateurs, l'un peut avoir influencé l'autre. Encore une fois, nous pouvons interpréter ceci comme un souvenir caché. Même si le sujet dont traite ces œuvres ce situent à l'apogée l'un de l'autre, il n'en reste pas moins qu'ils traitent de leurs sentiments propre à eux.
Le cheminement du petit train-train.
Le cheminement que peut prendre l'art selon ma vision, peut soit venir après une réflexion laborieuse et corsé, ou encore spontané. L'idée de prendre une guitare pour faire mon œuvre m'arriva tout bonnement alors que je griffonnais dans un cours quelconque, tandis que l'idée du collage fut beaucoup plus laborieuse et beaucoup plus pensée que le sablage créé au gré de ma fantaisie.